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Plan directeur

Photo du Plan Directeur prise à la mairie d'Igloolik. 2011
La décharge où je travaille est au nord (en orange) en face du cimetière (en bleu)

 
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Tente de baleinier intégrée

La première construction préfabriquée du Sud que les inuit ont rencontrée, il y a plusieurs centaines d'années.
Aujourd'hui elle est toujours utilisée pour les camps d'été.
Hier lorsque le premier bateau de touristes est arrivé sur la plage d'Igloolik, les anciens étaient assis devant ces tentes face à la mer. Comme le symbole de leur culture nomade. Etrange effet de miroir.

Tente de baleinier intégrée

Assis face à la mer.....rêver.....coeur et pensées nomades
"Si vous ne nous laissez pas rêver, nous ne vous laisserons pas dormir..."
(Un des slogans des indignés espagnols)

 
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"Les enfants"

Les inuit sont pères et mères très jeunes et la population a une moyenne d'âge très basse. De nombreux enfants sont adoptés par d'autres membres de la famille, parents grands parents, oncles tantes ou d'autres familles. Cela n'est pas très formel et se passe assez simplement, les parents décident s'ils ne peuvent subvenir aux besoins de l'enfant et le proposent à un proche ou membre de la communauté.

Lorsque l'on parle de quelqu'un il est souvent précisé s'il est adopté, qui sont ses parents biologiques et ses parents adoptifs. Une bonne partie des conversations sont consacrées à ces précisions sur les liens qui existent entre chacun, qui est le fils de qui etc... la notion de nom de famille reste assez récente et a été imposée par le gouvernement canadien, après des essais à faire froid dans le dos, d'attribuer un numéro à chaque inuit ce qu'ils ont rejeté en bloc en détruisant ces pièces percées numérotées. Cela reste aussi compliqué d'établir un état civil et d'obtenir un passeport car personne ne fait de photos d'identités normalisées dans le village ou il faut prendre l'avion pour Iqaluit. D'ailleurs aucun enfant ne peut naître à Igloolik par manque de personnel spécialisé. Il y a tout l'équipement mais pas d'obstétricien. Les jeunes femmes partent en avion un mois avant l'accouchement dans une ville qu'elles ne connaissent pas: Iqaluit, loin de leur famille. Pour certaines c'est la première fois qu'elles quittent leur village et elles sont heureuses de pouvoir bouger. Pour en revenir aux enfants, ils semblent être pris en charge par toute la communauté et sont toujours à tourner de maisons en maisons. Les inuit vont aussi de maisons en maisons toute la journée, entrent (sans frapper, c'est la police qui frappe...ou un blanc, mais frappait-on sur une porte de peau?) et s'installent sur le canapé, prennent un café parfois sans adresser la parole à qui que ce soit et repartent, les enfants font pareil. C'est un défilé permanent tout la journée où chacun vaque à ses occupations, sans se sentir forcé de discuter ni de préparer quoi que ce soit. Les maisons sont ouvertes et rarement fermées à clef.