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Mon voisin de fauteuil

Je lui proposais d'échanger son yaourt aux fruits qu'il avait laissé sur son plateau repas contre mon gâteau de carottes. Ce fût l'occasion d'une conversation aérienne de plus de deux heures.
Jeune canadien, avec un embonpoint impressionnant, il demande la rallonge pour la ceinture de sécurité. Mon voisin dans le vol précédent l'avait également demandée... Ce voisin, au yaourt aux fruits donc, est l'employé d'un bureau de contrôle, type Véritas. ll m'explique qu'il est en mission dans le Nunavut en tant qu'inspecteur et qu'il vérifie les réservoirs de pétrole des stations militaires qui longent le 69ème parallèle. Cette DEW ligne (the Distant Early Warning) a été édifiée pendant la guerre froide en 1950 par les américains. Elle comporte, entre autres, d'immenses antennes de communication qui nécessitent pas mal d'énergie d'où les réservoirs de pétrole. Mais nombre de ces stations ne sont plus en activité et n'ont jamais été démantelées. Elles ont pollué les sites et les rivières alentours dont certains produits sont radioactifs.
Depuis peu les américains financent des sociétés canadiennes pour démonter et traiter par confinement directement sur place l'ensemble des déchets.
Entre temps par le hublot, les arbres ont soudainement disparu faisant place à la roche et la toundra et nous avons franchi le cercle polaire.

Mon voisin de fauteuil / Mon voisinage du moment dans le Cap Sizun

Tandis que tu volais vers le cercle polaire, je partageais sur la plage de Primelin, ici, tout à l'ouest presque à la Pointe du Raz, un pique-nique du soir avec des amis dont l'un nous racontait sa rencontre avec le ministre de la culture du Groenland en visite à l'Université de Caen où on étudie les langues du Grand Nord. Je n'ai pas retenu les détails des accords passés, seulement que notre ami se disant qu'il allait rencontrer un ministre, avait mis sa plus convenable cravate. Et que le ministre, lui, n'en avait pas.

Le même jour j'apprends que l'équipe de muséographes de mon amie Martine, elle aussi capiste à ses heures, vient d'être retenue pour l'aménagement du nouveau musée du centre polaire Paul-Emile Victor, aux Rousses, dans le Jura.

Et j'ajoute que, sans avoir encore eu vent de ton expédition et de ta proposition d'échange, je m'étais engagée dans deux lectures dont je ferai peut-être écho ici: Le journal intime d'une prédatrice de Philippe Vasset qui suit à la trace les évolutions d'une femme d'affaires qui créé un fond d'investissement dans les sociétés appelées à bénéficier de la fonte des glaces de l'Arctique ; et - autre approche - L'essai sur les variations saisonnières des sociétés Eskimos publié par Marcel Mauss en 1905.

Voilà pour les échos locaux.

Je t'embrasse

Xine

Et la toundra

(…) et la toundra[1] (…)

[1] Merci pour la vision des couleurs en réponse au blanc trop blanc du départ qui me glaçait un peu. "Mousses, lichens, bruyères et plantes herbacées", décrivent-ils ; on se croirait presque à Beg-An-Fry. Changement de focales, incessant avec toi.

et j'ajoute en pièce jointe, au risque d'enfreindre le protocole et au risque qu'elle ne parvienne pas jusqu'à toi, un sourire depuis mes lectures actuelles.

utiles statistiques

Mon voisin de "Notes"

"Mon voisin de fauteuil" (N3)

De la même façon que Catherine, grâce au yaourth au fruit, peut engager l'enbompoint de son voisin et obtenir des informations sur l'histoire militaire de pollutions arctiques, je me demandais si on pouvait engager dans nos notes, nos voisins "en commentaires"?...ce qui sera toujours -somme toute- une réaction aux envois de Catherine puisque la note de la note en réfèrera toujours aux messages qu'elle nous adresse...CR arbitrage protocolaire...

Bricolage post-catastrophe

"Elle comporte entre autres d'immenses antennes de communications qui nécessitent pas mal d'énergie d'où les réservoirs de pétrole. Mais nombres de ces stations ne sont plus en activité et n'ont jamais été démantelées." (JG N5)

"OSE (Open Source Ecology) est un réseau de "fermiers-scientifiques" basé au Kansas et réunissant des ingénieurs, designers et d'autres oeuvrant pour un modèle alternatif de civilisation auto-suffisante"

Ils proposent sur leur site un catalogue de 50 produits –modélisés en maquette informatique 3D accompagnés des manuels de fabrication, notices de montage avec schémas sur support vidéo, coûts etc…un do-it yourself de haute technicité dont ils donnent –en open sources- tous les codes.
Ces 50 produits – "utiles" (tracteurs, éolienne, bras robotisé, scanner 3D, combiné, pulvérisateur à semences, foreuse pour puits, échangeurs, générateur électrique….) sont constitués des mêmes pièces interchangeables d'un modèle à l'autre, associant ou dissociant leurs spécificités fonctionnelles. Chaque transformation, amélioration, nouveau modèle ou fonctionnalité à l'initiative de l'utilisateur est bien sûr encouragée et mise à disposition sur le site d'échange ouvert. La majorité des composants sont en acier, recyclés et provenant pour l'essentiel d'une usine de cycles avec laquelle a été conclu un partenariat du "donant-donnant". L'adéquation de la machine à l'échelle des besoins de chaque utilisateur –à l'échelle appropriée de sa production- constitue une alternative viable à une production centralisée
Du bricolage en somme comme valeur de démocratie…un bricolage nourrie d’inventions investissant une « nouvelle culture populaire »…
…des productions "designées" par des fermiers-ingénieurs du Kansas…aux constituants des décharges, matériaux de constructions du projet de CR à Igloolik…le bricolage sera entendu ici comme adaptation, promesse, pari même, de beautés et d'intelligences imprévisibles…

 

 
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Plus précis et moins poétique que Google Earth

Depuis deux jours en attendant que la météo se stabilise, je commence le travail de recensement des déchets dans la décharge.
Il est surprenant de voir combien la notion de tri ou de réutilisation des déchets modernes n'est pas dans les habitudes contemporaines des inuit. Alors que dans leur culture ancestrale tout est récupéré, transformé, chaque os, chaque peau d'animal a une fonction particulière, aucune partie des animaux chassés n'est gaspillée. Chaque plante est utilisée pour quelque chose de particulier, a son histoire poétique et ses prolongements chamaniques.
Comme si aucun attachement n'était possible avec les objets créés par les blancs, aucun entretien, juste les utiliser et les jeter. Ils prennent soin de leurs traineaux de bois, pour qu'ils durent le plus longtemps possible mais pas des skydoos, (scooter des neiges) qui au bout de deux ans, sont difficilement utilisables et réparables.

Plus précis et moins poétique que Google Earth

Il s'agit toutefois d'une poésie contemporaine de la ruine... À l'échelle planétaire comme tant d'autres paysages pathétiques gangrénés par un consumérisme sans borne; l'homme vomit en flot continu les restes des produits dont il se gave et ce pour ne pas perdre une miette de cette jouissance matérielle et immédiate qui déjoue l'ennui....du confort moderne.

"Il est surprenant de voir combien la notion de tri ou de réutilisation de déchets modernes n'est pas dans les habitudes contemporaines des inuit. Alors que dans leur culture ancestrale tout est récupéré, transformé, chaque os, chaque peau d'animal a une fonction particulière aucune partie des animaux chassés n'est gaspillé. "

La faim , le froid ont naturellement développé les activités de chasse et de pêche et pour survivre ne rien perdre de ce qu'offre la terre. Seule l'idée de manque dynamisait ces activités ancestrales. Aujourd'hui le manque est une notion de trop..et l'atavisme occidental l'a troqué pour une culture de l'excès.... L'hybridation de ces deux modes culturels ne suffirait-elle pas à définir la mondialisation?

Plus précis et moins poétique que Google Earth

Oui, c'est vraiment un phénomène digestif, il y a ce que l'organisme assimile, transforme. Et puis ce qu'on recrache, ce qu'on vomit parce qu'on ne peut rien en faire, c'est plus fort que nous. Je pense à Pinocchio et à l'intérieur du ventre de la baleine, à Leviathan... Je ne crois pas que dans la Bible il soit dit ce qu'il y a à l'intérieur du Leviathan..

Epaves

Parmi les « déchets », il y a les épaves…
« Epave n. f. (du lat. expavidus, épouvanté). 1. Navire, marchandise, objet abandonné à la mer ou rejeté sur le rivage. 2. Chose dont on ne connaît pas le propriétaire. 3. Voiture accidentée irréparable ou vieille voiture hors d’usage. 4. Fig. Personne qui, à la suite de malheurs, de revers, est tombée dans un état extrême de misère ou de laisser-aller. » (Petit Larousse Illustré, 2002)

Relativité du statut d’épave
J’ai voyagé en Afrique autrefois dans des voitures, des cars qui auraient été chez nous des « épaves » (et qui d’ailleurs seraient interdits de circulation), mais qui étaient réparés et re-réparés et qui roulaient, surchargés, sans garantie d’arriver à bon port mais qui roulaient, vaille que vaille..

Relativité des usages concernant les épaves
On peut étendre la notion d’épave aux meubles, appareils électroménagers, etc., « irréparables ou hors d’usage ». Nos autorités les appellent (dans un jargon dont on notera la précision...) déchets « encombrants » ou « volumineux »... Il y a sur les camions de collecte des déchets de Rennes une photo qui montre un canapé un peu fatigué dans la rue, avec le titre « Banc public? ». Ayant juste aperçu cette affiche, je me dis, eh bien oui, bonne idée, ce serait chouette d’avoir ça dans les rues, mieux que le « mobilier urbain » dessiné si habilement pour empêcher les SDF de s’y installer qui n’est confortable pour personne... Mais non bien sûr, c’est pour rappeler qu’il est interdit de déposer des « déchets volumineux » sur la voie publique, sous peine d’une amende de 185 euros, que l’on est prié d’aller déposer ses « déchets volumineux » à la « déchèterie » ad hoc (ce qui suppose d’avoir un véhicule de taille suffisante, des bras de déménageurs et de la patience pour la file d’attente à l’entrée de la dite déchèterie... Oui je sais, il y a Emmaüs aussi!). A Montréal (du moins il y a trente ans c’était le cas), on peut déposer les meubles ou appareils dont on ne veut plus sur le trottoir et se sert qui veut (mon ami à son retour à Montréal à l’époque s’est entièrement équipé ainsi, ce qui correspondait à son budget...).

banc public

Epaves

Peut-être que je débarque et que vous connaissez ça par coeur mais je viens de lire l'intéressant article de wikipedia sur la "rudologie", (de rusus = décombres et logos = discours : science des déchets et de façon plus large Etude des Déchets, des Rejets et des Marges de tout système technique , économique et social) - concept mis au point par le géographe Jean Gouhier en 1985. Ce qui m'y a amené est cette lecture et un autre texte intéressant publié par Jérémie Cavé dans Le Tigre du 10-23 avril 2010, sur les décharges de Coimbatore en Inde. Ces documents ont accessibles sur internet mais si vous voulez des résumés, dites-le !

 
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Echelles humaines

Echelles humaines

...ton dessin est très beau...

Echelles humaines

Comment le papier blanc, le feutre noir et le texte descriptif enlèvent le côté spectaculaire, voir dramatiquement photogénique d'un lieu?

En fait, moi je trouve ces croquis très beaux! Et quel travail de Romain, de Titan ou alors de fourmi?...

Echelle rhizomatique

Au premier regard, le dessin d'Echelles Humaines évoque un rhizome, cette partie souterraine de certaines plantes (riz, pomme-de-terre, etc.) - peut-être cette classification en flèches courbées dont Catherine a le don (elle en a rapporté quelques-unes d'Antarctique), prises de notes informatives sans y rechercher une quelconque esthétique - et pourtant il en résulte des évocations multiples.

Le trouble n'est qu'optique puisque le rhizome contribue au décolmatage du sol, qu'il nourrit certaines espèces souterraines et lorsqu'il meurt, il enrichit le sol en matière organique.

Visuellement, cela ressemble à cette chaîne électroménagère abandonnée, concrètement, ils sont à l'opposé.

Echelles humaines

On dirait un monstre posthistorique.

…Réseaux sauvages… et "monstre post-historique"

"A Washington, une vingtaine de jeunes finalisent Commotion, un logiciel permettant d'accéder à Internet gratuitement tout en échappant à toute surveillance […] sous l'oeil inquiet des entreprises de Télécom." Le Monde du 31/8

…soit la création de réseaux sans fils, à haut débit, 100% autonomes qui ne s'appuient sur aucune infrastructure existante…l'autonomie totale…un des initiateurs Sasha Meimonth, a commencé ce travail avec des antennes faites de boîtes de conserves…il y aura la possibilité de construire son propre réseau…en zone à risques, zone frontalière par ex., quartiers pauvres des grandes villes, réserves indiennes…etc…pas de redevances, pas de localisations, pas de restrictions administratives…une autonomie pour une culture populaire comme Gramsci l'appelait depuis sa prison…en tout du bricolage, savant mais du bricolage puisque du savoir-faire qui enrichit et détourne pour un usage non planifié des modèles techniques pré-existants…Construire à partir des décharges…un monde entièrement nouveau!…une histoire des techniques futures reconstruite sur ses décombres…ou pour paraphraser N.Goodman, nouvelles "Manières de faire des mondes" (Nelson Goodman. Manière de faire des mondes. Folio Essais 1978… déjà d'intéressants "monstres post-historiques"…

 

Echelles humaines

"... Le lendemain matin ils s'avancèrent dans une glorieuse journée de chaleur et de verdure et les moustiques et les glaces flottantes se mêlaient sur le bras de mer en formant des motifs de bancs de sable ondulé. Dans le lac, les montagnes de glace de l'île de Bylot se reflétaient. L'eau dégoulinait de partout. Ils se dirigèrent vers la décharge et Seth vit un morceau d'isolant qui gisait trempé dans la toundra et dit: dommage. C'était en parfait état.
On pourrait dire ça de toute l'île , dit Subzéro. Mais il se tourna alors vers Seth et dit: C'est encore en bon état ! C'est en bon état !
Un beau renard blanc gisait dans la décharge, mort. On lui avait tiré une balle dans la tête. Sa bouche montrait encore un peu les dents. Sa fourrure était si blanche, si douce, si parfaite. Il était tout léger dans la main de Subzéro. Quelqu'un l'avait tué puis jeté là.
Les deux hommes ne bougeaient pas.
Touche voir comme il est doux, dit Subzéro.
Il est splendide, dit Seth. Mais il commence déjà à pourrir.
Y a-t-il quoi que ce soit qu'on puisse faire avec la peau ? Ca paraît tellement injuste. Avant ils la tannaient avec de l'urine, non ? Non, on ne peut rien faire.
Rien.
Si seulement on pouvait en faire quelque chose…
Je pourrais couper la queue peut-être. - Seth sortit son couteau et appliqua la lame contre la belle et longue touffe blanche puis dit non, ça ne va pas non plus.
Subzéro prit le renard par la queue et alla le déposer sur un tas de pièces automobiles. Les mouches vinrent se poser dessus. Désolé, renard, dit Seth..."

La scène se passe à Resolute, dans Les Fusils, roman de W.T. Vollman, pp 52-53.

 
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Dessiner pour voir

 
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Dump1 état des lieux

(impossible d'envoyer des images depuis quelques temps)

Depuis plusieurs jours dans la décharge, dite "the dump".

Les contours du plan que je suis en train de dresser se modifient chaque jour. Toutes les demi-heure environ un nouvel arrivant dépose puis récupère un objet, un fragment de bois "dur", un panneau de contreplaqué, un bastaing. L'abri que j'avais dessiné hier a disparu et a du être jugé réparable par quelqu'un cette nuit. Le coin de l'électro-ménager se modifie moins que celui du bois.

Essentiellement des planches de contreplaqué de 120/240, des tréteaux et petits meubles, des caisses d'expédition en bois dur et contreplaqué, des morceaux d'abris de chasseurs déjà composés de matériaux récupérés, des ossatures de maisons, des panneaux préfabriqués de plus de 4m de long. Un ancien traîneau désarticulé, une tête de caribou en décomposition, un bout de fémur avec un sabot noir au bout, des débris de peaux d'ours, de renard me rappellent à eux seuls où je suis.

Puis un marécage sépare ce coin de celui du métal et des véhicules. De nombreux véhicules à chenilles, de chantier, de transports collectifs, très peu de voitures de tourisme. Aucune voiture récente. Il n'y a pas cet envahissement par les pneus que l'on peut rencontrer dans le monde entier. En revanche des centaines de Skidoos (scooter des neiges) et de quads sont désossés. Des patins avants et des chenilles entrelacent ces insectes noirs étranges et particuliers aux régions du grand nord.

Puis une vague "tsunamiesque" de machines à laver le linge, de congélateurs, de frigos surplombe les Skidoos. De nombreux vélos d'enfants, de rubans métalliques de gerbage des caisses bois, des sommiers métalliques, des échelles de jeux pour enfants, des portiques, des citernes, ballons d'eau chaude et objets la plupart identifiables, construisent cette vague scélérate.

Avant hier j'entendais des gémissements comme des voix d'intérieur de maison, c'était étrange et familier. La décharge est habitée des frottements des ces objets désarticulés. On s'y sent toujours épié et proche de quelqu'un. Il y a comme une intimité avec tous ces objets. Ce sont les objets qui meublent ou qui construisent nos maisons. Ils ne sont pas toujours abîmés et parfois une petite réparation aurait suffi.

C'est maintenant ici, après la maison de Guillaume et d'Annie que je rencontre la plupart des inuit. Ils viennent déposer quelque chose puis font une inspection scrupuleuse de l'ensemble des secteurs de la décharge et repartent en général avec quelque chose de plus précieux que ce qu'ils ont déposé. Ils me connaissent et  chaque fois ils me questionnent sur ce que je cherche puis sur ce que je fais. Les dessins les touchent beaucoup mais à chaque fois silence, regard approbateur, sourire esquissé et ils repartent sur leurs 4 roues suivis de leur remorque bringuebalantes.

Terry cherchait du bois pour réparer la cabine de son bateau d'alu, Wayne bricolait des quads pour trouver des pièces, mon voisin sculpteur cherchait pour son camp de chasse, une traverse de bois pour sa tente, Juliana du contreplaqué pour faire une tête de lit recouverte de tissu pour sa fille, un chasseurs me précisait qu'il cherchait telle longueur de clou pour réparer son abri, si j'en voyais, de penser à lui, il me glissait qu'il revenait de Baffin et avait fait une super chasse. Et puis des vêtements aussi, des chaussures et quelques livres, peu de papier mais surtout des petits bouts de peaux, de fourrures délicates ou rêches trop petites pour faire des moufles ou pas assez bien traitées pour être utilisées.

Je dessine tout cela, faisant maintenant dos à la toundra, toujours un peu inquiète de la venue d'un ours discret et malin ou d'un de ces chiens de traîneau errants devenus quasi loups...J'ai pas mal de projectiles disponibles au cas où…